Queen On Tour

Crazy Tour (1979)

The Crazy Tour – United Kingdom & Ireland (1979)

Après l’intense tournée européenne et japonaise immortalisée par l’album Live Killers, Queen entreprend à la fin de l’année 1979 une série de concerts très différente : le Crazy Tour.

Cette tournée britannique et irlandaise marque un retour volontaire à des salles plus petites, plus proches du public, contrastant fortement avec les grandes arenas parcourues quelques mois plus tôt.

Contexte

À l’automne 1979, Queen prépare la sortie du single Crazy Little Thing Called Love, enregistré durant l’été. Inspiré par le rock’n’roll des années 50, le titre annonce un changement de direction musicale.

Plutôt que de repartir immédiatement pour une tournée mondiale, le groupe choisit une approche inhabituelle : revenir dans des théâtres et salles historiques du Royaume‑Uni et d’Irlande afin de retrouver une proximité directe avec le public.

Le Crazy Tour devient ainsi une transition entre la période Jazz et la nouvelle décennie musicale qui s’ouvre pour le groupe.

Crédits

  • Brian May : Red Special et amplificateurs Vox AC30

  • John Deacon : basse Fender Precision

  • Roger Taylor : batterie Ludwig

  • Freddie Mercury : piano, micro demi‑pied et guitare rythmique sur certains titres

Setlist de cette période

La tournée conserve la structure énergique développée durant le Jazz Tour, tout en intégrant progressivement de nouveaux éléments.

Setlist typique :

  • We Will Rock You (fast)

  • Let Me Entertain You

  • Somebody To Love

  • If You Can’t Beat Them
  • Mustapha (snippet)

  • Death On Two Legs (Dedicated to…)

  • Killer Queen

  • I’m In Love With My Car

  • Get Down, Make Love

  • You’re My Best Friend

  • Save Me

  • Now I’m Here

  • Don’t Stop Me Now

  • Love Of My Life

  • ’39

  • Crazy Little Thing Called Love

  • Brighton Rock

  • Keep Yourself Alive

  • Bohemian Rhapsody

  • Tie Your Mother Down

  • Sheer Heart Attack

  • We Will Rock You

  • We Are The Champions

  • God Save The Queen

L’arrivée de CRAZY LITTLE THING CALLED LOVE

Le Crazy Tour marque les premières interprétations scéniques de Crazy Little Thing Called Love. Freddie Mercury y joue de la guitare rythmique, une nouveauté importante dans la dynamique scénique du groupe.

Le morceau devient immédiatement un moment fort du concert et annonce l’évolution musicale à venir.

Les lieux de concerts

UN RETOUR AUX SALLES INTIMES

Contrairement aux grandes productions précédentes, le Crazy Tour se distingue par :

  • Des capacités réduites

  • Une atmosphère plus directe

  • Une interaction renforcée avec le public

  • Une énergie proche des débuts du groupe

Queen retrouve ici l’intensité des clubs et théâtres qui avaient marqué leurs premières années.

Cette tournée propose donc une production allégée adaptée aux salles de théâtre, moins d’effets scéniques que sur les tournées arenas. L’accent est mis sur la performance musicale.

Côté scénographie, on a donc un éclairage simplifié, une mise en scène plus directe et un contact visuel permanent avec le public.

Légende:
IRLANDE (1979) UK (1979)

Les dates

🎤 Configuration du show & durée des concerts

Contrairement aux grandes tournées mondiales précédentes, le Crazy Tour 1979 marque un retour volontaire à une formule plus simple.
Après les productions massives du Jazz Tour et du Live Killers Tour, Queen choisit de privilégier la proximité et l’efficacité.

La scénographie est volontairement réduite :

  • éclairage plus minimaliste,

  • absence de structures monumentales,

  • peu d’effets visuels complexes.

Le groupe joue dans des salles comprises entre 2 000 et 5 000 places, recréant une atmosphère proche de leurs débuts du début des années 1970.

Les concerts durent généralement entre 85 et 100 minutes, soit légèrement moins que les shows de la tournée européenne précédente, mais avec une intensité constante et très peu de temps morts.

Freddie Mercury adopte une approche plus rock’n’roll :

  • moins de changements de costumes,

  • davantage d’improvisations,

  • interaction directe avec le public.

Les groupes avec qui ils ont partagés l'affiche

Le Crazy Tour était conçu comme une série de concerts “intimes” dans des salles moyennes britanniques, presque un retour aux clubs et théâtres des débuts.

👉 Résultat :

  • aucun groupe support régulier

  • pas de tournée partagée

  • Queen montait rapidement sur scène

Le groupe voulait :

  • tester les nouveaux titres (Crazy Little Thing Called Love, Save Me),

  • retrouver un contact proche avec le public,

  • éviter la structure lourde des tournées d’arènes.

Anecdotes et faits marquants

⚡ Une tournée presque improvisée

Le Crazy Tour est organisé dans un délai très court afin de promouvoir le nouveau single Crazy Little Thing Called Love. Plusieurs dates sont annoncées tardivement, provoquant une forte demande et des ventes rapides, notamment à Londres où certains concerts affichent complet en quelques heures.
Cette organisation rapide renforce l’impression d’une tournée spontanée, presque secrète, contrastant avec les grandes productions internationales précédentes.


🔥 Des concerts très physiques

La configuration des salles — théâtres et venues de capacité moyenne — rapproche considérablement Queen du public.
Freddie Mercury interagit davantage avec les premiers rangs, tandis que l’énergie du groupe se fait plus directe et brute. Plusieurs témoignages évoquent des concerts particulièrement intenses, où la chaleur et la proximité rendent l’expérience presque comparable aux débuts du groupe dans les clubs britanniques.


🇬🇧 Londres comme point culminant

La longue série de concerts londoniens agit comme une véritable résidence scénique. Chaque salle possède sa propre identité : du prestigieux Lyceum Theatre aux atmosphères plus électriques du Rainbow ou du Lewisham Odeon.
Cette succession de dates permet au groupe d’affiner progressivement le spectacle, culminant avec le concert du 26 décembre 1979 au Hammersmith Odeon, capté pour la télévision dans le cadre du Concert for Kampuchea, devenu l’un des témoignages live majeurs de cette période.


📰 Ambiance et réception par la presse britannique

La presse musicale britannique accueille la tournée avec un intérêt particulier.
Après plusieurs années de succès internationaux parfois jugés excessifs par certains critiques UK, le retour de Queen dans des salles plus modestes est perçu comme une reconnexion avec leurs racines rock.

Des journaux comme Melody Maker ou New Musical Express soulignent :

  • une énergie retrouvée,

  • un groupe plus spontané,

  • un Freddie Mercury particulièrement détendu sur scène.

Certains critiques notent même que Queen apparaît alors plus dangereux et imprévisible que durant ses tournées d’arènes.

Le public britannique répond massivement :

  • billets vendus très rapidement,

  • ambiance survoltée,

  • forte participation du public aux chants collectifs.

Le Crazy Tour contribue ainsi à réhabiliter l’image live du groupe au Royaume-Uni à l’aube des années 1980.

🌍 Focus — 26 décembre 1979 Hammersmith Odeon – Concert for Kampuchea

Le concert du 26 décembre 1979 au Hammersmith Odeon constitue le point culminant du Crazy Tour.

Organisé dans le cadre du Concerts for the People of Kampuchea, cet événement caritatif vise à récolter des fonds pour les victimes de la crise humanitaire au Cambodge.

Queen y livre l’une de ses performances les plus célèbres de la fin des années 1970.

Pourquoi ce concert est historique

✅ captation professionnelle filmée
✅ diffusion télévisée internationale
✅ performance vocale exceptionnelle de Freddie Mercury
✅ première grande exposition live de Crazy Little Thing Called Love

Le groupe apparaît extrêmement soudé, combinant :

  • puissance rock,

  • précision musicale,

  • humour scénique.

Beaucoup de fans et historiens considèrent aujourd’hui ce concert comme le véritable pont entre le Queen des années 70 et celui des années 80.


 

Un tournant entre deux époques

Le Crazy Tour représente une transition majeure :

  • Dernière tournée des années 70

  • Passage vers une esthétique plus épurée

  • Préfiguration de la période The Game

Conclusion

Avec le Crazy Tour 1979, Queen choisit volontairement de revenir à l’essence du concert rock : proximité, énergie et spontanéité. Cette série de dates britanniques et irlandaises constitue un pont entre deux décennies et capture un groupe prêt à entamer une nouvelle phase de son évolution artistique.

Captation Live

Extrait du concert

© UMG, EMI, Sony

La setlist concert du concert du 26 décembre

  • Jailhouse Rock (Elvis Presley cover)

  • We Will Rock You (fast version)
  • Let Me Entertain You
  • Somebody to Love

  • If You Can’t Beat The
  • Medley : Mustapha, Death On Two Legs, Killer Queen

  • I’m In Love With My Car (Roger Taylor)
  • Get Down, Make Love
  • You’re My Best Friend
  • Save Me
  • Now I’m Here
  • Don’t Stop Me Now
  • Spread Your Wings
  • Love Of My Life
  • ’39
  • Keep Yourself Alive
  • Drum – Timpani Solo
  • Guitar Solo – Silent Night? part (John Freeman Young cover)

  • Brighton Rock
  • Crazy Little Thing Called Love
  • Bohemian Rhapsody
  • Tie Your Mother Down

Encore :

  • Sheer Heart Attack

Encore 2 :

  • We Will Rock You
  • We Are The Champions
  • God Save The Queen

🇮🇪 Irlande

  • 22 novembre 1979 – Dublin – RDS Simmonscourt

Save Me à Dublin

🏴󠁧󠁢󠁥󠁮󠁧󠁿 Angleterre

  • 24 novembre 1979 – Birmingham – National Exhibition Centre

  • 26 & 27 novembre 1979 – Manchester – Apollo

  • 3 & 4 décembre 1979 – Newcastle – City Hall

  • 6 & 7 décembre 1979 – Liverpool – Empire Theatre

  • 9 décembre 1979 – Bristol – Hippodrome

  • 10 & 11 décembre 1979 – Brighton – Brighton Centre

Crazy Little Thing Called love, Sounscheck à Bristom

🏴󠁧󠁢󠁳󠁣󠁴󠁿 Écosse

  • 30 novembre & 1er décembre 1979 – Glasgow – The Apollo

Bohemian Rhapsody à Glasgow

🏴󠁧󠁢󠁥󠁮󠁧󠁿 Londres (résidence finale)

  • 13 décembre 1979 – Lyceum Theatre

  • 14 décembre 1979 – Rainbow Theatre

  • 17 décembre 1979 – Purley Tiffany’s

  • 19 décembre 1979 – Tottenham Mayfair

  • 20 décembre 1979 – Lewisham Odeon

  • 22 décembre 1979 – Alexandra Palace

  • 26 décembre 1979 – Hammersmith Odeon

Don’t Stop Me Now le 26/12 à Londres

Crazy Tour (1979) © 2026 Article Eric Morel, Cartes et iconographies Estelle Malvy pour QFFC 2026 – Toute reproduction, partielle ou totale, de la présente publication est interdite sans autorisation de l‘auteur.

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