Comment bien écouter A Night At The Opera ? Act 1

Comment bien écouter A Night At The Opera ?

Article de Olivier Ruth publié le 14 avril 2019 sur le groupe Facebook Queen France Fanclub.

Quoi de mieux qu’une séance d’écoute de l’album « A Night At The Opera » ? Une séance d’écoute de l’album « A Night At The Opera » dans les meilleures conditions possibles ! La galette de cette semaine et de la semaine prochaine va vous aider à choisir la version de cet album qui pourra vous apporter la meilleure qualité d’écoute possible.
Vous avez probablement tous chez vous cet album en CD, même peut-être depuis des années. Oubliez. Le cd a des avantages, mais à son arrivée le CD a aussi détérioré le son original. SONY et PHILIPS se sont alliés en 1979 pour développer le support CD, et le lancer 1982, d’abord avec un titre d’ABBA et plusieurs albums de musique classique. Il se démocratisera en 1985 avec l’album « Brothers In Arms » de Dire Straits. Beaucoup des premiers disques CD de Queen datent de 1986. Si à l’origine c’est le contraire qui avait été mis en avant, l’apport d’une nouvelle qualité du CD reste en question, et beaucoup d’amateur préfèreront le son plus chaud d’un vinyl. Voyons quelles sont les différentes manières possibles d’écouter chez soi l’album A Night At The Opera dans des conditions optimales.
Le vinyl d’époque est la référence, puisque la musique a d’abord été créée pour ce support, le CD n’existait pas encore en 1975 (nous ignorerons le format cassette pour le moment).
Vint ensuite les premières éditions CD. Trois procédés peuvent être utilisés pour créer un CD. Le premier est le procédé dit « AAD », pour Analogique – Analogique – Digital : utilisation d’un magnétophone analogique pour l’enregistrement, puis d’équipements analogiques pour le mixage et le montage, et enfin les appareils numériques (ou digitaux) pour la gravure sur CD. Le second format « ADD » est similaire, sauf que les équipements de mixage et de montage sont également numériques. Un troisième système dit « DDD » existe, avec les équipements d’enregistrement en mode numérique, mais cela n’existait pas à l’époque de l’enregistrement de cet album. Le puriste pourra préférer la version AAD, impliquant moins de transformation numérique du son. Les premières éditions portent la mention AAD, comme le montrent les photos ci-dessous. Les mélomanes critiquèrent donc le son numérique, en préférant l’analogique, plus naturel, et plus précis dans les aigus. Le procédé de gravure sur CD avait en effet un défaut qui ne fut pas corrigé immédiatement.
Vint ensuite les différentes remasterisations, au fil des années, permettant de revoir la méthode et repartant des bandes originales. La première vague importante date de 1993, et est identifiable par la mention « Digital Master Series ». Les dernières rééditions de 2011 apporteront également une amélioration.
On l’avait également vu dans une édition précédente de cette rubrique, les vinyls japonais avaient également un avantage sonore par rapport à leurs homologues européens ou américains. Meilleure matière première pour fabriquer les disques, et un mastering différent. De même, les puristes privilégieront les premiers pressages CD japonais par rapport aux autres éditions. Encore une fois, le Japon fait preuve d’une certaine avance dans la recherche de qualité sonore.
Mais tout ne se limite pas à un choix entre une version CD ou un vinyl… La semaine prochaine, nous nous pencherons sur plusieurs formats plutôt intéressants, pointus, qui viendront apporter quelques jalons supplémentaires sur cette quête de la qualité !

What’s better than listening « A Night At The Opera » ? Listiening « A Night At The Opera » in the best conditions possible ! This week’s and next week’s editions will help you choose the version of this album that will bring you the best listening experience possible.
You probably all have this album on CD at home, maybe even for many years. Forget it. The Cd has its advantages, but when it first hit the shelves, the CD also downgraded the original sound. SONY and PHILIPS allied in 1979 to develop the CD support, and to launch it in 1982, at first with an ABBA album and some classical music albums. The CD will become more widely available in 1985, with the album « Brothers In Arms » by Dire Straits. Many of the first Queen albums date back from 1986. If initially it was the contrary that was sold to the masses, the fact that the CD would bring some more quality is questionable, and many amateurs will prefer the warn sound of a vinyl copy. Let’s see what are the different ways possible to listen to « A Nght At The Opera » at home in the best conditions possible.
The vinyl from « back in the days » will remain the reference, as the music has first been created for this support, the CD did not exist back in 1975 (we’ll ignore the cassette format for now).
Then came the first CD editions. Three processes exist to create a CD. The first process is known as « AAD », for Analog – Analog – Digital : use of analogic recorder to record the music, then use of analogic equipment to mix and prepare the reproduction, and then the digital technology to grab on CD. The second format « ADD » is similar, exccept that the equipment for mixing and preparing the reproduction is digital and not analogic. A third system « DDD » exists, with recording equipment being digital equipment, but this did not exist at the time of the recording of « A Night At The Opera ». The purist will prefer the AAD version, meaning less use of numeric transformation of the sound. The first editions bear the mention AAD, as shown in the picture below. The music connoisseurs criticized the digital sound, prefering the analogic sound, more natural, and more precise in the high notes. The grabbing process on CD indeed had some defaults that were not corrected immediately.
Then came the various remasters, along the years, allowing to review the method and to start back from the original tapes. The first important wave of remasters date back from 1993, and can be identified by the mention « Digital Master Series ». The latest editions from 2011 also brought some updates.
We saw it in some previous editions, the Japanese vinyls had some advantage as far as sound was concerned, compared to its counterparts from Europe or America. Better raw material used, and a different mastering. It’s the same for the CD, the purists will prefer the Japanese first CD pressings to the other editions. Once again, Japanese proved some advantage in the field of sound quality.
But everything can’t be limited to a simple choice between CD and vinyl… Next week, we’ll focus on some rather interesting formats, that will bring some more material on the quest for the best quality possible !

© Article d’Olivier Ruth, publié le 14 Avril 2019 sur le groupe Facebook Queen France Fanclub

© Article by Olivier Ruth published on April 14th on the Facebook group Queen France Fanclub