Album « Queen » les pressages japonais

Leoj Edueibis et moi-même vous présentons la deuxième édition de notre rubrique « la galette de la semaine », qui portera sur les éditions japonaises. Déclinons toujours le thème du premier album. Mais d’abord, d’une façon plus générale : pourquoi les éditions japonaises sont-elles aussi intéressantes ?

Leoj Edueibis and myself are pleased to bring here this second edition, which will focus on the Japanese editions. We’ll use the support of the first album once again. But first, more generally, why are the Japanese editions that interesting ?

Il faut se souvenir que les productions sont distribuées par des organismes différents, selon les régions. Dans les principales années d’activité du groupe, la distribution européenne peut être gérée par EMI quand les sorties américaines et étrangères peuvent être gérées par ELEKTRA. On trouve donc des disques « Made In France », « Made in USA »… et donc « Made in Japan ».
Autre façon de voir les choses… Au début des années 70, la crise pétrolière a forcé de nombreuses usines européennes et américaines à produire des vinyles à partir de matériaux recyclés. Ce qui n’a pas été le cas du Japon, qui a toujours utilisé des matériaux de première qualité. De plus, certaines formulations de vinyl étaient orientées vers la haute qualité, ayant pour conséquence des disques à meilleure qualité d’écoute, avec des bruits de surface (liés aux poussières ou égratignures) bien moins importants. De plus, le mastering utilisé au Japon était différent, avec une optique beaucoup plus dynamique…. Sans entrer dans les détails, certains considèrent les pressages japonais différents en termes de qualité sonore.

Let’s remind that the products are distributed through different companies, according to the area. During the main years of activity of the band, the European distribution was managed by EMI, when the American and foreign companies could be managed by Elektra, or EMI-TOSHIBA etc… Therefore you can find releases « Made In France », « Made in the USA »… And « Made In Japan ».
Another way to see things… at the start of the seventies, the oil crisis led to several European and American factories to produce vinyls based on recycled materials. Which was not the case in Japan, where factories always used first quality materials. Moreover, some formulations of the vinyl in Japan were prepared with top quality in mind, with better listening quality as a consequence, with less surface noise (linked to dust or scratches). And the mastering used in Japan was different, with a more dynamic option… without getting further into details, some consider the Japanese releases different as fast as sound quality is concerned.

Revenons maintenant sur le côté esthétique. Chaque sortie s’adapte aux goûts des consommateurs locaux. Et la première adaptation des éditions japonaises… c’est la langue ! En effet, et c’est ce qui apporte pour certains (dont moi) l’intérêt principal des éditions japonaises, cette adaptation apporte une touche d’exotisme esthétique.
Comment se manifeste-t-elle ? Et bien visuellement, par l’ajout d’un « obi ». Le « obi », pour les fashion addicts d’entre nous, c’est la ceinture qui permet de fermer les kimonos et vêtements, c’est donc un accessoire ornemental. Dans le monde du disque, c’est un anneau de papier placé autour du disque, il permet de traduire et présenter les informations présentes aux consommateurs locaux : liste des titres, prix, date de sortie, annonces promotionnelles…
Des inserts apportent parfois également la traduction des paroles en japonais.
Vous verrez sur les photos ci-dessous plusieurs exemples de disques avec obi, sur le thème du premier album.
Mais pourquoi plusieurs vinyles, cds ou cassettes, avec des obi différents ? Et bien parce que le disque a pu être publié à plusieurs reprises au cours de sa carrière : rééditions, promotionnelles pour les 25 ans du groupe, nouvelle compagnie de disque qui reprend le catalogue…. Et aussi sous un format très spécifique au Japon, le « SHM-CD », sorte de CD à haute résolution, qui n’a pas été décliné hors du Japon, et qui n’a donc pas atteint nos usines européennes ou américaines.

Let’s go back on aesthetics side of the matter. Each realease is adapted to the tastes of the local consumers. And the first adaptation for the Japanese people…. Was the language ! Indeed, and this, for some (including me), is what represents the main interests for these Japanese editions, this adaptation brings this touch of exotism in aesthetics.
And how is it brought ? Well, visually, with the addition of a « obi ». The « obi », for the fashion addicts of us, is the belt that closes the kimono and other clothes, therefore it is a decorative accessory. In the records world, it is a paper placed around the record, that brings some information to the local consumers : tracklist, price, date of release, promo stuff….
Some inserts sometimes bring the translation of the lyrics in Japanese.
You’ll see on the pictures below several copies of the record with obi, on the theme of the first album.
But why several vinyls, CDs or cassettes with different Obi’s ? Well, because the record has been released several times throughout the years : re-relezses, promo releases for the band’s 25th anniversary, new company dealing with the band’s releases…. And also because of very specific format in Japan, the « SHM-CD », a king of high resolution CD, that has not been expanded outside of Japan, and that did not reach our European our American factories.

Merci au Japon pour cette si charmante singularité !    Thanks to Japan for this charming singularity !

© Article d’Olivier Ruth et Leoj Edueibis, publié le 13 janvier sur le groupe Facebook Queen France Fanclub

© Article by Olivier Ruth & Leoj Edueibis published on January 13th on the Facebook group Queen France Fanclub